Archive for the ‘cas clinique’ Category

Accrobranche

8 octobre 2018

Grâce à Philippe, je reçois cette demande d’échographie cardiaque au titre accrocheur :

L’acrosyndrome, ou phénomène de Raynaud, est un motif acrobatique de demande d’écho cœur, acrobatie d’autant plus périlleuse qu’il est asymétrique. Il ne faut pas hésiter à se rattraper aux accrobranches.

Demande bizarre du DBC 2018? (Pardonnez moi cet acronyme).

IL y a pourtant un possible lien, l’acrosyndrome étant parfois un mode de révélation du myxome de l’oreillette, comme le relate cet article de la semaine dernière. Le texte intégral vaut son pesant de tumeurs bénignes, le diagnostic de myxome était fait par un combo écho TM sur la grande valve mitrale, angiographie et cathétérisme.

Voici un cas similaire, un peu plus récent, de Raynaud associé à un myxome bi-atrial :

Myxome from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Quant au diabète, c’est probablement une acromégalie!

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Le courrier du coeur

20 août 2018

Dans le mois d’août, quelques personnes m’ont entendu, (alors que Sigourney Weaver attend toujours que quelqu’un la sauve du huitième passager…).

Le Retrecissement aortique ne parait pas critique, la vitesse maximum est à 3.4 m/sec, le gradient moyen entre 25 et 29 mmHg, et surtout, la valve semble s’ouvrir encore un peu, et ne parait pas massivement calcifiée. Le VG est certes petit, mais ne passe sous la barre des 35 ml/m².
Seul problème, la surface aortique calculée est à 0.7 cm².
La mesure de la chambre de chasse est toujours un exercice difficile, mais compte tenu de la petite taille de la patiente, ce 18mm parait cohérent.

La surface aortique est elle réellement le « gold standard » de l’évaluation du RAC?
C’est la question qui se pose sérieusement à la lecture du courrier du cœur (Heart Journal) :
Use of routinely captured echocardiographic data in the diagnosis of severe aortic stenosis, publié ce mois ci.

Ayant fait l’acquisition d’un logiciel d’échographie commun en 2013, le Minnesota et le Wisconsin ouest ont constitué une data base suffisamment large pour identifier 77 067 patients pour lesquels l’évaluation aortique est complète, (sur les 213 174 patients screenés…)
Ces échographies ont été relues et reclassées selon les recommandations de l’ASE 2014 qui précise dans le texte :

« The definition of severe AS is based on natural history studies of patients with unoperated AS, which show that the prognosis is poor once there is a peak aortic valve velocity of >4.0 m per second, corresponding to a mean aortic valve gradient >40 mm Hg ».

Chaque élément de l’écho est ensuite analysé, puis une analyse combinée a été réalisée pour définir le meilleur « combo ».
La Vitesse maximum à plus de 4m/sec à une sensibilité de 70 %, spécificté de 99%, VPP (valeur prédictive positive) 81% VPN 99%
Le gradient moyen à plus de 40 mmHg : sensibilité 62, spécificité 99, VPP 89%, VPN 99%
La surface valvulaire calculée à moins de 1cm² : sensibilté 94%, spécificité 97%, VPP 37% et VPN 99%
La valeur de surface indexée à moins de 0.6 cm²/m² : sen 97% spe 95, VPP 23%, VPN 100%

La probabilité d’avoir effectivement une sténose serrée lorsque la surface valvulaire est à moins de 1cm² (sans les autres critères) est de 37%, et 23% pour la surface indexée à moins de 0.6 cm²/m²…

La meilleur combinaison est une salade composée de la Vmax, du gradient moyen et d’un rapport des itv (ou d’un rapport des Vmax) sous aortique et aortique, qui permet d’obtenir une sensibilité de 92% et spécificité de 99%.

Pour revenir à notre patiente, 45% d’entre vous ont considéré (comme nous!) que le RAC n’est pas suffisamment sévère pour justifier une prise en charge spécifique avant la chirurgie orthopédique. La petite surface corporelle (1.45 m²) est également un élément rendant l’interprétation de surface difficile. la probabilité pour que le gradient post RVAo soit le même qu’en pré-opératoire n’est pas nulle…
36% ont envisagé le TAVI et 9% le RVAo chirurgical.

Cet article publié dans le silence du mois d’Août, va certainement faire quelques vagues dans les mois qui viennent, et peut-être impacter les prochaines recommandations?

A moins que la vague n’atteigne jamais la lune et finisse par se coucher sur le sable.
(la cigarette de Joe Dassin, elle, a bien atteint l’océan!).

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Dans le mois d’Aout, personne ne vous entendra crier…

10 août 2018

Une patiente de 85 ans est adressée pour une évaluation pré-opératoire de chirurgie orthopédique.
Fait marquant, cette évaluation à lieu AVANT la chirurgie, alors que la tradition veut que l’écho soit en fait réalisée en post op.
Deuxième fait non moins marquant, la patiente mesure 140 cm, avec une surface corporelle à 1,45 m2.

Que pensez vous de ce RAC, et quelle attitude adopter vis a vis de la chirurgie prévue? La FEVG est à 65%, la déformation longitudinale est à -20%, homogène. HVG Modérée, symétrique. Le Volume d’éjection systolique est à 39 ml/m2 avec les volumes Simpson et 35 ml/m2 avec la méthode Doppler.

_00022 from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

_00023 from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

_00026 from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

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La phlébite du coeur

5 juillet 2018

Dans l’épisode précédent, Olivier nous proposait de bien belles images d’un drôle de sinus coronaire.
Le sinus coronaire, c’est la preuve qu’il y a des veines dans le cœur.
Moi, je me suis toujours demandé pourquoi il n’y avait pas de phlébite du cœur. (Ne cherchez pas, ce n’est pas une contrepèterie).

Il existe bien des thrombophlébites cérébrales! J’en ai conclu qu’il n’y avait pas de phlébite dans le cœur parce que le cœur bouge.

Ici, il s’agit d’un diverticule du sinus coronaire, (« coronary sinus diverticulum » pour Pubmed), sorte d’expansion borgne du sinus. Pas de retour anormal, ni de veine cave gauche. Circulation lente en FA chronique et contraste spontané intense, on frôle la thrombophlébite cardiaque!

Voici l’IRM que m’a communiqué Olivier :
SSFP 4 cavités :

export 2 from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

SSFP grand axe :

export 3 from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Perfusion :

export from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Nous avons eu un cas similaire : antécédent de CIA opérée, FA chronique et pace maker VVI pour bradycardie.
Décision « d’upgrade » du PM pour désynchronisation, induite par la stimulation. Échec de positionnement de la sonde gauche, qui ne progresse pas. Au scanner, on découvre un diverticule borgne, mais les veines cardiaques sont perméables. La deuxième tentative a été plus fructueuse, grâce aux données du scanner.

Untitled from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Voilà un beau cas clinique Belgo-Français, une affiche de finale!
Pour passer des vacances plus sereines, sans l’angoisse de manquer un post, n’oubliez pas de vous inscrire sur la mailing liste en haut à droite.
Très bonnes vacances à vous tous, et à bientôt, pour une huitième année d’echocardioblog.com!

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Une pièce en plus

27 juin 2018

Dans le cadre de ce blog FBI (Franco-Belge Imaging), Olivier nous propose un nouveau cas clinique (Merci Olivier!!!).

Il s’agit d’une patiente de 60 ans en fibrillation atriale avec décompensation cardiaque droite. Elle a comme antécédent notable une correction de CIA à l’âge de 10 ans.

Voici son échographie :

PSGA :

parasternal long axe (converti) from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

4cavités :

4 cavités (converti) from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

4 cav. basse :

vue tronquée 2 (converti) from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

2 cavités :

2 cavités (converti) from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Qu’en pensez vous?
Quelles examens complémentaires?

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Brothers in arms

4 juin 2018

Voici donc la réponse au quizz précédent, avec une majorité de votant (45%) pour la dysfonction diastolique (je précise que je n’ai voté que deux fois, et qu’aucun de mes proches n’a été sollicité pour augmenter le taux de participation. Aucun animal n’a été maltraité durant le vote).

Yoda disait dans l’épisode 17,(« JarJar Binks, ou la révolte des portes-clefs de Naboo »):
« Grande est la tentation de demander une IRM, si la confiance en ton écho-laser est faible »
J’avoue.
J’ai demandé une IRM.
Qui est normale. FEVG normale, FEVD normale, pas de ré-haussement tardif, IT modérée.

Je retourne à la case départ.
Yoda disait aussi, « quand à droite tu ne comprends rien, à gauche tu iras » (dans « la République en marche contre-attaque »).
Peut-on avoir une IM fonctionnelle sévère sur une élévation de pression? Mais oui! Of course! Claro que si.
La fonction contractile de l’oreillette est, entre autres déterminants, directement reliée au niveau de pression. On se rappelle ici de la vidéo du Pr Morcef.

Si on résume les preuves :
Flux mitral restrictif, OG dilatée, onde L mesodiastolique, E/e’ >14, déformation longitudinale un peu basse pour une FEVG à 70%. Tous ces éléments plaident pour une élévation des pressions de remplissage, de même que la VCI et le doppler des VSH, qui sont en faveur d’une élévation de la POD. Il s’agit donc probablement d’une forme d’insuffisance cardiaque diastolique de traduction clinique un peu particulière, avec une POD suffisamment élevée pour atténuer le signal mécanique (et électrique sur l’ECG!) de l’oreillette droite.

Pour poursuivre un peu sur le sujet, il est assez amusant de regarder les délais entre l’onde P et l’onde A sur les dopplers recueillis sur la mitrale et sur la tricupide dans l’insuffisance cardiaque diastolique. Certains pensent même que le désaccord entre ces deux « frères d’armes » serait une cause d’insuffisance cardiaque diastolique :Atrial dyssynchrony syndrome: an overlooked phenomenon and a potential cause of ‘diastolic’heart failure

Bref, vous m’avez vu venir, il est grand temps de se réécouter deux autres frères qui ont fait du bon travail ensemble :

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Mon sinus…

13 mai 2018

J’ai besoin de vos lumières.
Une patiente de 70 ans aux lointains antécédents de tachycardie atriale paroxystique résolutive sous amiodarone, présente soudainement une insuffisance cardiaque droite, sans récidive de trouble du rythme,que ce soit sur les ECG ou les holters récents. Pas de facteur déclenchant évident.

Voici l’échographie. Dilatation des cavités droites, insuffisance tricuspide sévère, fonction VD normale. Pas de shunt visualisé.

_00051 from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

_00049 from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Le truc bizarre, c’est qu’à gauche la patiente est en rythme sinusal, classique et de bon gout. Mais sur le flux tricuspide, pas d’onde A. Le temps de remplissage gauche est normal, et il est très court à droite.

Sur le doppler tissulaire, c’est kiff kiff :

Pas de e’ à droite!

Voici en quelques photos les autres données de l’examen :

Quand je ne sais pas si un patent est sinusal ou en tachycardie supra-ventriculaire sur l’ECG, je regarde l’écho.
Mais quand l’OD est en FA et l’OG fonctionne bien en rythme sinusal, je suis bien obligé de retourner à l’ECG.
Or l’ECG ne nous aide pas beaucoup non plus!

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Every breath you take

23 mars 2018

Mais pourquoi la FEVG est elle régulièrement plus basse en IRM qu’en ETT??
J’avais déjà évoqué le sujet ici :

– il y a le problème d’exclure ou non les trabéculations dans le contourage (en passant dans la couche « compactée »)
– la résolution temporelle de l’IRM et l’absence d’ECG en IRM qui peut faire sous estimer la télésystole, évènement très bref ou le volume VG est le plus petit
– et l’explication qui me séduit le moins, celle de la fatalité.

Explorons une autre piste, tout bête : la respiration.
Les acquisitions en IRM sont faites en inspiration profonde et en apnée, or lors d’une FEVG en Simpson biplan, on ne demande pas systématiquement d’apnée. Avec l’arrivée du HeartModel, logiciel d’évaluation de la FEVG 3d, l’acquisition se fait sur 4 cycles, et l’apnée est souhaitable.

Je vous propose le cas d’un patient avec cardiopathie ischémique ancienne, hospitalisé pour décompensation, et examiné après 24h de déplétion.

Voici les coupes réalisées « à l’ancienne » avec la sonde 2d :

4 cav S5.avi from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

2cav s5.avi from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Et revoilà le même VG avec la sonde X5 en inspiration profonde, sans bouger le capteur, en utilisant la rotation d’angle pour être sur d’avoir une coupe orthogonale à la précédente :

4cavX5.avi from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

2cav x5 from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

La FEVG parait plus mauvaise en inspiration profonde qu’en respiration libre.
Voyons donc l’effet d’une inspiration profonde sur un VG altéré, (regardez bien la contraction septale, par rapport à la première acquisition en « respiration libre ») :

Ballon from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

L’inspiration profonde augmente la précharge, donc le volume télédiastolique, et peut, sur des VG altérés, diminuer la FEVG et donc augmenter le volume télésystolique. Or les discordances entre FE écho et FE IRM sont plus importantes sur les FEVG basses, c’est à dire pour les patients chez qui cette évaluation est la plus cruciale (indication de DAI, de CRT etc…).

Bizarrement, peu d’articles sont disponibles sur le sujet, et les investigations sont réalisées sur des petits groupes de sujets volontaires sains, comme dans cette étude en IRM..

Le volume d’éjection systolique baisse lors de l’inspiration forcée et lors d’un valsalva chez les sujets sains :

Il est fort probable que ces variations soient beaucoup plus sévères chez les patients présentant une insuffisance cardiaque (systolique ou diastolique, mono ou biventriculaire…)

Bon, je vous laisse, je vais respirer tranquillement…

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L’insuffisance cardiaque est-elle une maladie rénale?

27 février 2018

Dans ce cas clinique, je vous proposais l’histoire d’un patient en rémission d’un lymphome, avec une cardiomyopathie toxique compliquée d’une insuffisance mitrale sévère (si on retient les 20 mm2 de SOR pour les IM secondaires), d’une dysfonction atriale et annulaire mitrale.

Les solutions envisagées par mes commentateurs préférés (que je remercie au passage) sont les suivantes :
– Mitraclip ; récusé car IM secondaire, à l’époque l’insuffisance rénale avec clairance inférieur à 30 est un critère d’exclusion,
– Cardioband, récusé pour les mêmes raisons (protocole)
– Ajout d’une sonde gauche pour CRT, mais QRS fins, pas de désynchronisation évidente à l’échographie
– Sacubitril/Valsartan contre-indiqué du fait de l’insuffisance rénale sévère,
– Transfert pour bilan prégreffe ou assistance (je suis complétement d’accord avec GDV pour « anticiper » au maximum) : récusé car rémission du lymphome trop récente…

Du coup, après discussion avec les néphrologues, nous avons retenu l’indication à une dialyse pour indication « cardiologique ».
Et voici le résultat :

4cav2.avi from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

PSGA2.avi from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Flux transmitral :

FEVG 3D :

PAPs :

Mais le plus surprenant à mon sens, c’est la normalisation de la fonction atriale, telle qu’on peut l’appréhender par le TM sur l’anneau mitral. L’anneau mitral se contracte normalement à nouveau!

Pour mémoire, avant dialyse :

Bref, si le patient n’est pas guéri, il semble quand même sorti de la zone dangereuse, que ce soit en terme de FEVG, du flux transmitral, d’HTAP, d’insuffisance mitrale…
La contractilité de l’anneau mitral etait ici clairement diminuée par l’élévation des pressions de remplissage gauches, comme le suggère le Pr Morcef dans cette géniale vidéo :

Rétrospectivement, nous avons probablement fait le bon choix, même si il n’y a pas eu de choix à proprement parlé…
Je serais ravis d’avoir vos retours sur ces indications « cardiologiques » de dialyse, succès? échecs? comment sélectionnez vous les « candidats »?
Moi, je fini par croire que le cœur à ses rognions, que les rognions ne connaissent pas.

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C’est pour un petit avis rapide…

15 février 2018

C’est une cardiomyopathie post chimiotherapie (lymphome) chez un patient présentant des lésions coronaires mineures (stent sur une bissectrice), et une insuffisance rénale avec une clairance en dessous de 30 ml/min/1.73m². Le lymphome est en rémission.

La FEVG est altérée, et il existe une insuffisance mitrale. Le traitement comprend des ARA2 (toux sous IEC), des diurétiques à fortes doses, des petites doses de bétabloquant, avec évidemment une pression artérielle basse, limitant la titration.

FEVG 1.avi from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

4cav1 from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

PSGA coul1.avi from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

PSGA zoom1.avi from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

L’anneau mitral est immobile, comme en témoigne cette coupe en TM (vous trouverez ici un post sur la mobilité normale de l’anneau mitral):

La surface d’orifice régurgitant de l’insuffisance mitrale est supérieure à 20 mm². Le BNP stagne vers 2000.
Que proposez vous?

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