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Purple Haze (2)

Lundi, novembre 12th, 2012

Les bonnes réponses étaient donc 1,2 et 5:
1– L’artefact de réver­bé­ra­tion. Star incon­tes­tée des pièges écho­gra­phiques, c’est l’artefact qui mime un flap inti­mal dans une aorte dila­tée, qui n’est en fait que la réver­bé­ra­tion de la paroi anté­rieure de l’aorte.
« L’artefact de réver­bé­ra­tion est un arte­fact lié à la réver­bé­ra­tion d’une struc­ture ulra­so­nore, géné­ra­le­ment dense, et recon­nais­sable au fait que la dis­tance entre l’artefact et la struc­ture ultra­so­nore lui ayant donné nais­sance est égale à la dis­tance entre cette struc­ture et le cap­teur ultra­so­nore »
Dans ce cas, le cap­teur et la struc­ture dense (ici la cal­ci­fi­ca­tion paroi api­cale) et la dis­tance apex-artefact est iden­tique, et les mou­ve­ments de l’un et de l’autre sont iden­tiques, comme on peut le voir sur la coupe TM.

De façon assez amu­sante, en chan­geant de mode d’imagerie pour le mode contraste, l’artefact est encore plus évident (sur la pre­mière vidéo).

Cepen­dant, la pré­sence même d’une cal­ci­fi­ca­tion api­cale implique la pré­sence un cône d’ombre qui peut mas­quer un throm­bus, comme dans ce cas cli­nique.

On pour­rait donc dis­cu­ter :
– l’utilisation de pro­duit de contraste, (pas d’irradiation, dis­po­ni­bi­lité immé­diate, réponse rapide),
– un scan­ner car­diaque (qui ren­sei­gne­rait de plus sur l’anatomie coro­naire et le per­méa­bi­lité des pon­tages), mais cet exa­men est irra­diant et néces­site une injec­tion d’iode,
– ou une IRM, qui per­met­trait de quan­ti­fier l’étendue de la nécrose, (mais injec­tion de Gado­li­nium et délais d’obtention entre 3 semaines et un siècle)

Bon, vous com­men­cez à me connaître, voici donc ce que donne l’injection de contraste. La cavité VG est opa­ci­fiée par un nuage pourpre (d’où le mer­veilleux jeu de mot du titre), à l’exception du throm­bus, qui devient bien visible, rond, sur le seg­ment septo-apical :

ARTEFACT from fish Nip echo­car­dio­gra­phie on Vimeo.

THROMBUS CONTRASTE from fish Nip echo­car­dio­gra­phie on Vimeo.

Il existe donc bien, sur cet exa­men :
– une cal­ci­fi­ca­tion res­pon­sable d’un cône d’ombre mas­quant le throm­bus,
– un arte­fact de réver­bé­ra­tion mimant la pré­sence d’un throm­bus cal­ci­fié,
– et un throm­bus api­cale, non calcifié.

L’injection de contraste per­met en outre de véri­fier la per­méa­bi­lité du pon­tage mamaire — IVA, avec un flux anté­ro­grade dans l’IVA dis­tale, à com­po­sante dias­to­lique prédominante.

Selon Wiki­pe­dia, cer­tains pensent que les paroles de Purple Haze sont un hymne à la mari­juana, le Purple Haze étant une variété de can­na­bis, de cocaïne, et de beuz de cou­leur pourpre.
Jimi, lui, affirma : « L’idée venait d’un rêve que j’avais fait, dans lequel je mar­chais sous la mer. C’était en rap­port avec une his­toire que j’avais lue dans un maga­zine de science fic­tion ». (Cette his­toire était l’œuvre de Phi­lip Jose Far­mer, dans la série met­tant en scène le détec­tive Harold Childe).
Keith Richards, gui­ta­riste des Rol­ling Stones, évoque quant à lui dans son auto­bio­gra­phie “Life” parue en 2010, les cap­sules vio­lettes de LSD ven­dues dans les années 60 à Londres sous le nom de “Purple Haze”, à côté des “Straw­berry Fields” et autres “Sun­shine”, qui ont ins­piré Jimi Hen­drix pour le titre de sa chan­son.
Per­so­nel­le­ment, je pense qu’il pen­sait au pro­duit de contraste échographique.

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