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What a difference does it make?

28 avril 2013

Que ceux que la recherche hypocrite de la qualité à l’hôpital, à coup de commission et de « groupe de réflexion » me jettent la première pierre, mais le titre de cet article du JASE m’a interpelé car il fait écho à une question que je me pose depuis longtemps :

« Quality in echocardiography : does it make a difference? »

Il s’agit d’un éditorial, au sujet d’un article tentant de mesurer la relation entre la FEVG et la mortalité toute cause sur 63000 patients. Pour faire bref, la corrélation, qui est (heureusement!) retrouvée, est plus ou moins forte en fonction du niveau de qualification de l’échographiste.

Cet article d’apparence anodine jette pourtant un pavé dans la mare. Les échographistes sont assez souvent raillés par les collègues « invasifs » sur la variabilité inter (parfois même intra observateurs) de nos résultats, sur nos qualificatifs flous, et en filigrane, sur le peu de risque que nous prenons dans notre exercice quotidien. « La coro, c’est invasif, l’écho c’est évasif ».
Il semble à la lecture de ce travail, qu’il existe bien un impact de la qualité des échographies sur le suivi des patients.

Reste à définir ce que peut-être la qualité d’un examen :
– la qualité des images?
– celle de l’interprétation?
– la cohérence avec les recommandations en vigueur?
– l’impact de l’examen sur la prise en charge du patient?
– la corrélation entre les résultats et le pronostic?

Si un jour, (comme cela est évoqué dans l’article), la sécurité sociale décide de ne rembourser que les examens réalisés dans des laboratoires « certifiés », quels seront les items de cette certification?

La numérisation et le stockage numérique seront probablement un des premiers aspects, indispensable à une relecture. L’affaire du médiator nous a rappelé tout l’intérêt de cette relecture à posteriori.
Si elle est techniquement simplissime, la « numérisation » d’un labo d’écho est en pratique un véritable casse tête, en parti à cause des guéguerres entre constructeurs, qui s’arrangent pour que les données des uns ne soient pas utilisable par les logiciels des autres. Les coûts des « options DICOM » et des logiciels de relecture « off line » sont proprement hallucinants.

Ils ne nous reste qu’à mettre un peu de pression sur nos amis constructeurs, pour que cette première étape dans la quête de la qualité d’un laboratoire d’échographie soit possible.

Pour changer un peu de David Bowie et de Goldorak, je vous propose d’autres idoles de jeunesse (je précise que je ne comprenais pas les paroles, et je ne suis pas sur de tout comprendre au jour d’aujourd’hui…) :

Tout commentaire, qu’il soit sur la qualité, sur l’écho, ou sur les Smiths, sera le bienvenu!

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