Posts Tagged ‘shunt droit gauche’

au delà de cette limite, votre ticket n’est plus valable, sauf si…

10 avril 2012

C’est pas moi qui le dit, c’est PMSI : le sérum salé « agité » est utilisé durant DZQJ010, « l’échographie-doppler transthoracique et échographie-doppler par voie œsophagienne du cœur et des vaisseaux intrathoraciques, avec injection intraveineuse de produit de contraste ultrasonore ne franchissant pas le poumon ».

Mais, il faut bien reconnaitre que cette fois, bubulle a désobéit à PMSI.
Elle revient massivement par les deux veines pulmonaires visibles sur cette coupe 4 cav, l’une supérieure droite (en bas en gauche), et l’autre à gauche au dessus de l’auricule (difficile de savoir si c’est l’inférieure ou la supérieure d’ailleurs).

Il y a donc bien, comme vous l’avez vite deviné, un shunt vrai entre les artères et les veines pulmonaires.

Pour différencier un shunt intra-cardiaque d’un shunt intra-pulmonaire, il est recommandé de savoir compter jusqu’à trois. Si les bulles envahissent l’OG précocement, c’est en faveur d’un shunt intra-cardiaque, si c’est après trois battements, c’est plutôt un shunt intra-pulmonaire. (C’est pour cette simplicité biblique que j’aime l’écho…). Je vous repasse le film initial, pas de shunt immédiat (vous avez compté jusqu’à trois?)

Dans la littérature, l’immense majorité des cas rapportés concerne les syndromes hépato-pulmonaires de la cirrhose. Les autres causes peuvent être tumorales, traumatiques, ou des fistule anatomiques vraies, (par exemple dans le cadre du Rendu Osler que citais notre requin blanc des plaines des bouches du Rhône). Chez notre patient, aucune de ces causes, en dehors d’un emphysème important, avec une quai destruction des deux bases pulmonaires.

Si quelqu’un à une référence biblio, ou une expérience similaire, je suis preneur.

J’en profite pour vous saluer, comme bubulle, je m’en vais franchir l’alvéole confortable de de l’hosto quelques jours pour des veines lointaines!
A bientôt!

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au delà de cette limite, votre ticket n’est plus valable

4 avril 2012

Discrètement noyé en ce moment, je jette ce cas clinique comme une bouteille à la mer (notez la métaphore aquatique…)
C’est un patient de 70 ans, qui erre entre les pneumologues qui l’accuse d’insuffisance cardiaque, les cardiologues qui le taxe d’insuffisance respiratoire, et les réanimateurs (qui traitent tout en même temps, parce qu’il n’y a que ça qui marche). Il faut dire que les poumons sont mités de bulles d’emphysème, l’IVA est occluse, l’AOMI sévère, bref, tout un poème.

C’est justement en réanimation que mes collègues, une nouvelle fois perplexes devant une hypoxie profonde, me demande de vérifier l’absence de réouverture du formamen ovale, sur une HTAP.

La fonction VG est normale, les pressions de remplissage VG semblent basses (EAp…), l’OG n’est pas dilatée. La PAPs n’est pas très élevée, vers 55 mmHg.

L’injection de serum salé agité laisse le septum inter-auriculaire de marbre dans un premier temps :

Mais, quelques systoles plus tard, revoilà mes bubulles dans l’oreillette gauche!

Sauras tu retrouver le chemin parcouru par bubulle, et expliquer pourquoi?

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