Posts Tagged ‘echocardiographie de contraste’

Have you ever been experienced?

8 juillet 2015

Dans ce cas clinique, Clément nous propose une image calcifiée intra murale, enchâssée dans le myocarde.
Je suis assez d’accord avec Whiteshark pour le diagnostic d’abcès caséeux de l’anneau mitral. La localisation n’est pas typique, surtout quant on regarde le scanner, mais l’anneau est très calcifié sur l’écho.

Les diagnostics différentiels seraient une calcification secondaire d’une masse d’une autre origine (tumeur, végétation, infarctus sous endocardique…)

La caractérisation tissulaire est loin d’être au point en échographie, elle est en tout cas très loin de l’IRM…

Pour des raisons qui sont encore un peu mystérieuses pour moi, j’ai été amené à lire sur les bases de l’IRM (cardiaque).
Je n’ai pas bien compris ce que j’ai lu, mais j’ai retenu qu’il s’agissait grosso-modo de l’interaction d’une onde de radiofréquence avec un champs magnétique.

Cette interaction est appelée « expérience ». La force de l’lRM cardiaque réside dans sa capacité à approcher la caractérisation tissulaire, en répétant ces « expériences » en modifiant des paramètres pour obtenir des séquences différentes. Schématiquement, en fonction de l’image obtenue dans chaque séquence, avant et après Gadolinium, on peut discerner l’œdème intra-myocardique, la fibrose, la graisse…

Pour schématiser un peu, le mécanisme d’action est à peu près similaire à l’interaction de Jimi Hendrix avec ses micros simples bobinages mis au point par Léo Fender pour sa Stratocaster :

Single coil string anim.gif
« Single coil string anim » par I, Dake. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

Les industriels, plutôt que de travailler sur plusieurs sondes, de plusieurs fréquences, avec des logiciels de quantification du rehaussement après contraste, préfèrent jouer la carte markéting avec des trucs genre « one probe solution », la sonde qui fait tout (mais moins bien qu’avant). je m’étais déjà longuement expliqué dans cette page, dans laquelle le dernier cas clinique ressemble pas mal à celui de Clément.

Moi je préfère les expériences…

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Are you experienced?

27 juin 2015

On ne présente plus Clément, cardiologue à la cour du Roi Soleil, qui, entre autres faits marquants, a importer le thé et les toasts de la couronne d’Angleterre à Versailles, pour ensuite populariser le brunch à 20 euros dans tous les quartiers Est de Paris.

Clément nous propose ce cas clinique d’une patiente de 79 ans avec un lourd passé d’endocardite (trois interventions pour une endocardite aortique). elle est porteuse d’une valve aortique mécanique Saint Jude. elle présente une masse hyperéchogène incluse dans la paroi latérale du VG.

couleģe calcaire 4C modifieģe from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

couleģe calcaire 4C from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Le scanner cardiaque (fait pour rechercher un pannus car les gradients sont élevés à travers la prothèse) montre une masse arrondie :

Qu’en pensez vous?

PS pour Doudou : cette fois, c’est sûr, ce n’est pas un Tako Tsubo 😉

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Embole de soupe de sorcière

31 mars 2015

En réponse au cas clinique précédent, et comme vous l’aviez tous deviné, il s’agit cette fois d’un vrai infarctus.
La séquelle de nécrose inférieure attire l’œil sur la probable cardiopathie ischémique, ce qui en soit n’est pas un argument irréfutable contre la cardiomyopathie de stress car de nombreux cas où les deux maladies coexistent ont déjà été décrits.

Ce qui est amusant ici, c’est qu’il ne s’agit pas d’une thrombus de localisation classique, apical, au sein d’une plaque akinétique ou d’une ectasie.
Et pour cause, il ne s’agit pas d’un infarctus antérieur classique! Si le flux dans l’iVA est bien perméable, et localisé facilement, c’est que l’artère occluse est juste à coté, sur la diagonale :

La séquence était donc IDM lateral ambulatoire, appel des secours pour des douleurs thoraciques et pour déficit neurologique. L’aphasie aidant, les douleurs thoraciques sont passées à la trappe et la patiente en UNV.

Pour faire des beaux thrombi intra VG, il faut une belle zone d’akinésie, un ralentissement du flux dans une zone « exclue » du flux sanguin, comme dans ce cas clinique d’infarctus antérieur ambulatoire arrosé à la 8°6 :
Un thrombus apical à gauche :

4cav from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Un thrombus apical à droite :

3cav vd from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

et le même avec contraste :

vd contraste 2 from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Mail l’akinésie seule n’est parfois pas suffisante, et les statuts d’hyper-coagulabilité sont alors d’une grande aide, comme chez ce patient ayant constitué lui aussi un AVC et un infarctus du myocarde le même jour, en post opératoire d’une bioprothèse aortique non anticoagulée. Un syndrome myeloproliferatif (avec une mutation JAK2), le syndrome inflammatoire post-opératoire, et hop, le tour est joué, un thrombus en battant de cloche sur la bioprothèse :

db from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Notre patiente présente elle aussi une thrombocytémie essentielle, et le rôle de cette hémopathie dans le développement rapide d’un thrombus suspendu sur la zone akinétique antérieure est fort possible.

Sur ce, je vous laisse, il faut que j’aille m’entrainer à repérer les diagonales à l’écho :)!

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Crevettes ou sous-marin?

20 janvier 2015

L’échographie cardiaque est un technique formidable.
Mais il faut bien reconnaitre que L’IRM aussi.
Une des supériorités incontestables de l’IRM sur l’échocardiographie (outre les problèmes d’échogénicités qui sont de plus en plus rares avec les machines actuelles et l’avènement du contraste échocardiographique) est la possibilité d’approcher la caractérisation tissulaire, à savoir identifier l’œdème, l’infiltration ou la fibrose. Cette caractérisation repose sur des séquences différentes (pondérée en T1 ou en T2, avec saturation de la graisse etc…) qui mettent en jeu les différences de réponse au champ magnétique en fonction de la densité de proton dans le tissus étudié, mais aussi le fameux réhaussement tardif après injection de Gadolinium, qui traduirait la présence de fibrose intra-myocardique. Les nouvelles séquences de T1 mapping semblent aussi très prometteuses pour la détection de la fibrose intra-myocardique.

En échographie, la caractérisation tissulaire relève encore un peu du fantasme.
Pourtant, l’échographie, produit dérivé des sous marins nucléaires de la guerre froide, permettait à l’époque de discerner assez précisément un banc de crevettes d’un autre navire.

A gauche, un banc de crevettes, à droite un sous marin, vu comme ça, ça parait assez claire :

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas de problème, tous à l’IRM?
Pas si facile, la guerre froide en imagerie médicale n’est pas tout à fait finie 😉 …

Il y a cependant quelques bases simples qui permettent d’aborder la caractérisation tissulaire en écho.
La plus classique est la séquelle hyperéchogène ET amincie de l’infarctus du myocarde. On peut alors assez facilement parler de fibrose. Moins connue, mais assez fréquente, est la séquelle hyperechogène sous endocardique mais non amincie, qui peut correspondre à une dégénérescence graisseuse d’un infarctus ancien (au minimum plus de 3 ans, souvent beaucoup plus), car la graisse est hyperechogène, sans toutefois générer de cône d’ombre. J’en avais déjà parlé ici, avec une référence bibliographique de TDM.

La différence entre les deux n’est pas toujours aisée, c’est surtout l’épaisseur conservée de la paroi et la viabilité de la zone qui oriente vers la dégénérescence graisseuse.
Voici un exemple « typique » en ETO, coupe trans-gastrique, d’une métaplasie graisseuse d’un vieil infarctus inférieur, avec un épaisseur de paroi conservée et un trouble de cinétique de petite taille :

 

db from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

 

Pour avancer un peu plus, il faudrait, comme en IRM, faire varier des paramètres pour étudier la différences de réponse des tissus. Une de ces variables et la fréquence d’émission.
Sur les vidéos ci dessous d’une amylose cardiaque, la surcharge myocardique apparait différemment, avec la sonde 8 Mhz qu’avec la sonde de 5Mhz.
Sonde « classique » de 5 mHz :

 

2cav from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Sonde de 8 mHz (pédiatrique) :

 

2cavS8 from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Dans cet autre exemple, la séquelle infero-latérale est déjà visible sur l’imagerie bidimensionnelle :

 

25521720141203–1-IM 0009-results from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Mais 5 min après l’injection du produit de contraste échographique, il existe un réhaussement de la zone sequellaire qui rappelle franchement les images de réhaussement tardifs obtenues en IRM.

25521720141203–1-IM 0044-results from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

 

25521720141203–1-IM 0044-results from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Dans cette CMH, la correspondance entre le retard de « lavage » du Sonovue et du gadolinium est également étonnante.

 

 

IM 0382 from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

 

 

 

 

 

Sur cette localisation atypique de tumeur caséeuse de l’anneau mitral, l’injection de produit de contraste permet de magnifier le cône d’ombre postérieur, ce qui permet de suspecter la nature calcique de la tumeur :

 

48541520140122–1-IM 0001-results from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

 

48541520140122–1-IM 0017-results from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

En conclusion, pour approcher la caractérisation tissulaire, et discerner les crevettes des sous-marins (l’avocat mayonnaise au sous marin étant assez indigeste), il faudrait peut-être utiliser plusieurs modes d’imagerie échographique, comme font les « imageurs en coupe » qui utilisent plusieurs séquences. Plusieurs fréquences d’émission, la réaction au produit de contraste, autant de pistes à explorer.
On peut alors déplorer que (pour des raisons économiques assez compréhensibles), les constructeurs soient plus tentés de développer une sonde-à-tout-faire (mal) que plusieurs sondes avec des indications et des performances différentes.

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Zepplin

18 décembre 2014

Une patiente au passé carcinologique se voit demander une échographie cardiaque pour surveillance de la fonction VG sous chimiothérapie.
L’oreillette gauche parait refoulée, et la patiente nous adressé pour éliminer une récidive du processus tumoral.
Voici donc l’ETT :
En Para-sternale grand axe :

psga from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

et en sous costal :

sous costale from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Puis avec du sonovue :

contraste 4 cav from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

contraste from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Qu’en pensez vous, et que proposer comme examen(s) complémentaire(s)?

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Barbapapa contre Simpson

13 octobre 2014

Depuis quelques mois, j’ai ajouté à ce blog une petite rubrique « théorie fumeuses ». Ce qui va suivre est un prototype de la théorie fumeuse, parfaitement personnelle, avec un rationnel scientifique assez light, puisé une fois encore dans la bande dessinée.

L’évaluation de la fonction VG par la méthode de Simpson reste un « gold standard » et pourtant, il est assez bien vu de lever les yeux au ciel quand on évoque ce nom, avec un petit « pffff » qui passe sous silence le mépris pour cette méthode peu reproductible, fastidieuse, et qui laisse de coté le straaiiiÏÏn longitudinal, blablabla….

Que peut on répondre aux ennemis de Bart, Omer et OJ?
L’évaluation de la fonction VG par la méthode de Simpson assimile le VG à une ogive. Plus le VG ressemble à une patate, ou à un potimaron, et moins grande est la pertinence du calcul. De même, l’asynchronisme est une arme redoutable anti-Simpson, puisque la diastole et la systole se mélangent sur des temps plus ou moins longs, ce qui peut aboutir à des FEVG entre -10 et +45% pour le même patient.

Quand la contraction est normale, homogène et synchrone, le Simpson devient très intéressant, pour peut que l’on suive des principes très simples.
Voici un VG normal, avec une FEVG à 60% :

4 cav from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Voici comment je le vois (cliquer sur les vignettes pour agrandir l’image) :
La forme en diastole est un Barbapapa, la forme de la cavité en systole est une Barbamama, la FEVG est entre 60 et 70% :

Si la forme diastolique est un barbapapa, mais la forme systolique est un triangle dont la pointe est apicale, la FEVG est entre 70 et 80% :

4CAV70-80 from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

2CAV70-80 from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Si la point du triangle n’est plus apicale, mais au tiers apical du VG, la FEVG est alors au delà de 80 % :

La belle affaire! Quel peut-être l’intérêt de trier des FEVG normales, puisqu’elles sont normales?
Et bien, il se trouve que la plus part de nos patients insuffisant cardiaque ont désormais une fonction VG dite « normale » par la méthode de Simpson. Avoir une FEVG de base, au repos, dans un labo d’écho, allongé sur le coté dans la pénombre, sans anémie ni hyperthyroidie, à plus de 80%, c’est souvent pas très normal, justement. Et c’est souvent parce que le straaiiiÏÏn longitudinal est altéré, que la contraction radiale est à fond les bananes.
La prochaine fois que vous verrez un VG « normal » type « barbapapa », regardez bien en 4 cavités et en 2 cavités si il se transforme en Barbamama (FEVG à 60%), en grand triangle à pointe apicale (FEVG à 70%) ou en petit triangle avec une pointe à mi-VG (FEVG>80%).
Si il se transforme en train, vous vous êtes endormis devant le dessin animé du petit.

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Le PM qui stimule une oreillette sans réveiller l’autre.

12 mars 2014

Le cas clinique précédent présente un intérêt d’ordre philosophico-électro-mécanique plus qu’un réel intérêt diagnostic.

Le spike auriculaire est loin de l’onde A mitrale :

Or la sonde atriale est dans l’oreillette droite, et le délais entre le spike et l’activité mécanique de l’OD (soit l’onde A tricuspide) est beaucoup plus court :

Il y a donc un bloc inter-atrial de plus de 40 msec entre l’OD et l’OG.
Le bloc intratrial (ou « interatrial delay » en anglais) est surtout incriminé dans la survenue d’arythmie auriculaire. La littérature porte également sur la difficulté d’optimisation de réglages des pacemakers et particulièrement des CRT. Le lien avec la dyspnée dont se plaint cette patiente n’est pas forcément très clair.

Voici un des articles qui aborde le problème dans Circulation :
Marked Interatrial and Atrioventricular Conduction Delay With Enhanced Atrial-Based Managed Ventricular Pacing
Electrocardiogram-Echocardiogram Doppler Correlation, Andrew M. Rosenblum, MD

A bientôt!

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Space Maker Oddity (2)

25 février 2014

Philippe a trouvé la réponse (j’en profite pour dire que tous les Philippe ne sont pas cardiologues, mais que beaucoup de cardiologues s’appellent Philippe, parce que élever des chevaux, c’est certainement un très beau métier, mais c’est moins commode en ville).
La sonde VD est dans le VG.
La radio est assez trompeuse, mais la sonde n’est pas à l’apex VD, même en imaginant un VD un peu dilaté et un coeur en « sabot ». Elle n’a pas non plus l’angulation d’une onde septale. Rétrospectivement on peut même imaginer la petite chicane dans l’ASIA! (facile quand on a la réponse!)

La preuve en echo (copyright Clément) :

Mais aussi en scanner, sur un des nombreux scanners de contrôle de la fibrose, réalisé entre 2007 et 2014 :

Le trajet est très probablement à travers la fosse ovale, et la sonde a possiblement été déviée du fait de l’HTAP et d’une élévation de la POD, (ou par une valvule d’Eustachi?).

Ce cas clinique soulève le problème de certaines « anomalies » cardiaques décelables sur des scanners thoraciques, et qui ne sont parfois pas signalées par nos confrères radiologues, pour plusieurs raisons (examen réalisé pour un autre motif, doute sur des artefacts sur examens non synchronisés à l’ECG, méconnaissance de la pathologie cardiaque etc…). Ce cas en est une autre illustration.

Avez vous eu des expériences similaires?
Qu’auriez vous fait de ce PM? Extraction? Anticoagulants?

PS : merci Clément pour cet étrange space maker!

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ZO1 : Mitrale pas normale.

15 décembre 2013

Au final, nous sommes tous assez d’accord pour trouver que cette valve mitrale n’est pas normale, même si elle ne fuit pas beaucoup.
Si on se résume, il n’y a qu’un gros pilier qui nait de l’apex du VG, et qui se divise rapidement en deux piliers très proches.
C’est cette naissance anormale qui fait douter avec la CMH apicale et la non compaction.
Il existe cependant des cordages, courts, certes, mais il n’y pas de « muscularisation de la valve » (c’est à dire d’attache directe du pilier sur la grande valve mitrale) comme on peut le voir dans les CMH.
Autre différence avec les CMH, les piliers sont en position infero-basale, et non antéro-laterale, ce qui les éloignent de la chambre d’éjection de l’aorte. Il n’y a donc pas d’obstacle à l’éjection.
Vous trouverez ici des articles sur les anomalies mitrales rencontrées dans la CMH et là un autre exemple.

En regardant de plus près les boucles avec contraste et l’IRM, on retrouve également un amincissement septo-apical, et qui pourrait évoquer une communication inter-ventriculaire ancienne qui se serait fermée spontanément.

Enfin, concernant la non compaction VG, les critères diagnostiques sont encore un peu flous, ils sont encore différent entre l’IRM et l’échographie, mais ils reposent sur un myocarde en deux couches, un zone non compactée et une zone non compactée, avec un rapport non compactée/compactée supérieur à 2 en systole sur une coupe parasternale petit axe. Il doit y avoir des cavités sinusoïdes profondes et circulantes en doppler couleur, ce qui n’est pas le cas de notre patient

Il s’agit donc d’une « cardiomyopathie non étiquetée », probablement une variété de mitrale congénitale avec IM minime. Pas de symptômes, pas de traitement, et comme le suggérait Clément, une surveillance régulière.
Même si il n’est pas facile de suivre un patient jeune qui ne se plaint de rien!

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ZO1 : Aucune plainte, trois diagnostics!

9 décembre 2013

Les jeux sont faits, les diagnostics possibles tournent autour de la CMH apicale; de l’anomalie mitrale congénitale, ou de la non compaction VG.
Notez bien qu’aucune de ces maladies n’exclue réellement l’autre, puisqu’il s’agit dans tous les cas d’anomalies congénitales plus ou moins bien comprises…
La situation est détendue : pas de symptôme, et a vrai dire même pas réellement d’insuffisance mitrale significative, l’oreillette gauche n’est même pas dilatée!

Bref : une situation rêvée pour des imageurs de cœurs, en coupe fines ou épaisses.
Voici donc une étude du même ventricule en fenêtre parasternale petit axe, de la base de la mitrale vers l’apex :

Et une analyse en échographie de contraste :

Et enfin, l’IRM tant attendue, reine de l’imagerie de coupe fine, qui est au cardiologue non invasif ce que l’Opinel est au saucisson, la machine à trancher (dans tous les sens du terme) en quelque sorte… (Merci Aurélie, the DICOM Queen ;))

Quel serait votre diagnostic final?

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