Archive for 30 août 2010

Le jeu des 7 erreurs

30 août 2010

Petit jeu, en attendant les nombreuses réponses à la note précédente.
En travaillant la pelouse du bâtiment préfabriqué qui abrite la salle de garde des médecins et l’administration, le jardinier de l’hôpital à commis 7 erreurs. Sauras-tu les trouver?

Pelouse coté « médecins »

Pelouse coté « administration »

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Constriction ou Restriction?

30 août 2010

La fille du Monsieur hésite entre dire à l’équipe médicale que son papa boit trop, et lui amener de la bière en cachette. Du coup, elle fait les deux, tous les jours.

Lui entre en cardiologie pour un flutter auriculaire paucisymptomatique. Antécédents de BPCO post tabagique, pas de « passé cardiologique ». Après CEE, retour en rythme sinusal mais survenue d’une hypotension avec désaturation prolongée. Radio thorax d’OAP, insuffisance rénale sévère et cytolyse majeure sur le premier bilan. Voici l’echographie cardiaque faite au lit en USIC à son retour:

-Épanchement perciardique circonférentiel, non compressif, de 10-12 mm au maximum, par ailleurs déjà noté sur une échographie réalisée 6 mois auparavant pour exploration d’une cytolyse.

-Arguments pour des pressions de remplissage gauches élevées avec onde E véloce, un E/Ea >15, aspect restrictif (mais composante atriale faible post CEE) et grande onde D dans le flux de la veine pulmonaire supérieure droite.

-Insuffisance tricuspide à « vélocité variable », véloce en expiration, avec un gradient VD-OD élevé traduisant une hypertension artérielle pulmonaire : en inspiration, l’IT devient massive, la vélocité devient faible,

et le reflux systolique dans les veines sus-hépatiques devient très net. Par ailleurs, la fonction systolique du VD est très abaissée.

-En TM en sous costal, à droite et à gauche de l’écran, on peut voir la courbure septale s’inverser avec un VD qui refoule le septum inter ventriculaire vers les cavités gauches.

S’agit-il d’une constriction pericardique avec une HTAP précapillaire pré-existante, d’une cardiopathie restrictive avec une HTAP post capillaire, ou des deux???
Remplissage? Dobu? Lasilix? (en plus de la kro…)

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Oui mais alors, à quoi ça sert???

20 août 2010

La presse l’été, c’est pire que la presse l’hiver… En dehors des sempiternels « l’immobilier à Paris, les vrais prix quartier par quartier » et « le classement des hôpitaux, les vrais prix quartier par quartier », on peut dévorer les numéros spéciaux audacieux du Point, du Nouvel Observateur et de l’Express sur des sujets aussi brulants que « les francs-maçons et le pouvoir », « les Français et les médicaments », et, top du top de la subversion, l’incontournable « spécial sexe : comment réveiller sa libido ». (J’attends toujours le numéro « spécial sexe : comment les francs maçons français retrouve leurs libidos grâce aux médicaments », qui, à n’en pas douter, serait au top des ventes).
Toutes les publications estivales ne sont pour autant pas aussi sédatives. Cet article majeur, signalé par grangeblanche, est la preuve indubitable de la nécessité de rester vigilant.
Dans la pré-publication de Circulation du 26/07/2010, cet article d’échocardiographie, hélas plus conventionnel, me réveille de la douce torpeur dans laquelle j’étais plongé :
Correlates of Echocardiographic Indices of Cardiac Remodeling Over the Adult Life Course: Longitudinal Observations From the Framingham Heart Study
Susan Cheng, Vanessa Xanthakis, Lisa M. Sullivan, Wolfgang Lieb, Joseph Massaro, Jayashri Aragam, Emelia J. Benjamin, and Ramachandran S. Vasan
Circulation. 2010;122:570-578; published online before print July 26 2010

 Framingham, pour mes lecteurs Martiens, c’est  cette étude « super-Loft » où l’on mesure la population d’une ville dans tous les sens depuis 1948, c’est grâce à tous les Framinghamiens que l’on sait que fumer une cigarette par jour représente une sur-risque de mortalité équivalent à celui d’écouter une chanson de Michel Sardou, soit 1.37 fois celui de traverser la rue devant une Austin mini.

Dans cet article, 4062 habitants d’environ 45 ans, (54% de femmes, il y a aussi des femmes à Framingham) ont étés suivi pendant 16 ans, avec une échographie cardiaque tous les quatre ans.

Figurez vous qu’avec l’âge, les diamètres du ventricule gauche diminuent, l’épaisseur des parois augmente, et la fraction de raccourcissement augmente. Big deal!, honnêtement, ce n’est pas un scoop, quand on est échographiste du club des joueurs des « chiffres et des lettres », on avait déjà une petit idée… On rajoute une mini insuffisance aortique et une mini insuffisance mitrale, une petite calcification postérieure de l’anneau, une oreillette gauche à 23 cm2 et le tour est joué, on obtient le compte rendu standard du service de gériatrie.

Mais il faut tenir bon. Le vrai scoop est à la fin, Madame Cheng s’y connait en thriller de l’été. En séparant la population en « groupe à risque » (que nous appellerons DOH! cri d’Omer Simpson et Diabète-Obésité-Hypertension) de « groupe sans facteur de risque » (que nous appellerons JST : jogging-thé-sudoku), on tire de précieux renseignements. Certes, chez les DOH comme chez les JST, l’épaisseur des parois du VG augmente avec l’âge. Mais le diamètre télédiastolique ne diminue pas autant qu’il le devrait, et la fraction de raccourcissement n’augment pas autant que chez les sujets JST.
Ce qui veux dire :
1- Que le remodelage concentrique serait une évolution physiologique liée à l’âge et pas nécessairement l’effet de l’hypertension
2- Que ne pas avoir de remodelage concentrique et d’augmentation de la fraction de raccourcissement pourrait-être une réponse anormale au vieillissement, liée au Diabète-Obésité-Hypertension, et pourrait donc être une première pierre à l’explication physiopathologique de l’insuffisance cardiaque à fonction VG conservée
3- Donc, avoir une échographie « normale » (sans remodelage concentrique) à plus de 50 ans serait mauvais signe…

Évidemment, cela pose plusieurs questions, et cette étude, comme le souligne les auteurs eux-même, est victime des « limites de sa puissance » : avoir tant de données rend complexe l’analyse d’autres éléments qui auraient pourtant été précieux : l’étude de la fonction diastolique, le suivie de la taille indexée de l’OG, les mesures de masse VG indexées etc…
Au delà de cette population, je me demande quelle importance donner aux études évaluant l’efficacité des anti-hypertenseurs sur les paramètres VG, et qui n’incluent pas de groupe contrôle, (une population NON hypertendue, et pas des hypertendus sous un autre « traitement de référence »…)
Pour finir, cet article de fin juillet pourrait bien être un véritable pavé dans la mare.
J’imagine déjà la suite : « Framingam, les vrais prix, quartier par quartier »…

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Alien, le huitième passager

17 août 2010

Accident Vasculaire Cérébral thrombolysé, chez une patiente aux antécédents de remplacement valvulaire mécanique mitral en fibrillation auriculaire chronique. L’ETT est normale, gradient moyen à 7 mmHg, mobilité normale et symétrique des ailettes, et présence des fuites « physiologiques ».
En échographie trans-oesophagienne, on a un sérieux doute, à droite de l’écran, sur un invité surprise…


thrombose non obstructive de prothèse mitrale 2d from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Avoir un doute sur la présence d’un alien, c’est une chose, mais ça peut aussi bien conduire au diagnostic qu’en asile psychiatrique. L’agent Mulder avec ses extra terrestres, David Vincent et ses envahisseurs, par le passé, ont eu de sérieux problèmes pour moins que ça. Pourtant, comme David Vincent, je sais qu’il est là. Who you gonna call?
Ghost busters! Une aquisition en zoom 3d ETO s’impose.


thrombose non obstructive de prothèse mitrale 3d from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

En 3d, (l’aorte en haut, l’auricule à gauche), on retrouve coté commissure antérieure un thrombus mobile enchâssé dans la charnière de gauche, ne gênant pas (encore?) le mouvement des ailettes…

Ci-dessous, en 3d « full volume » avec Doppler couleur, les trois fuites sont bien visibles en rouge, confirmant le caractère non obstructive de cette thrombose.

 Ailettes fermées :

thrombose non obstructive de prothèse mitrale 3d couleur from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Ailettes ouvertes :

Ailette bloquée!

Bon, je vous rassure, ce n’est pas la même patiente, (cette dernière photo concerne une thrombose aiguë obstructive de prothèse en post-opératoire précoce pour une endocardite mitrale, avec un syndrome inflammatoire majeur). Une des deux ailettes est totalement bloquée en position fermée.

Le 3d permet de suivre les « invités » mobiles sur tout le cycle cardiaque, ce qui est particulièrement utile lorsque le mouvement est indépendant des mouvements cardiaques (thrombus, végétations etc…).

Pour les mouvements des ailettes d’une prothèse mitrale, même avec de l’habitude, il n’est pas toujours évident de certifier qu’une ailette est bloquée, de peur de ne pas être exactement dans le plan ou l’ouverture est bien symétrique, particulièrement si l’oreillette est petite, ou si le plan d’implantation de la prothèse est inhabituel. Le 3d, s’affranchissant totalement du « plan », puisqu’on acquière un volume, permet de lever ces doutes et la prise en charge qui découle de l’examen est plus claire.

Le radiocinéma peut rejoindre le phonomécanogramme : I’m afraid of no ghost.

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Champagne!

13 août 2010
Le thrombus est fourbe, il adore jouer au chat et à la souris avec l’échographiste. Tout le monde le sait, la séquelle de nécrose apicale est une des cachettes préférées des thrombus. Quand cette séquelle est hyperechogène, et probablement calcifiée, le cône d’ombre postérieur en aval de la calcification masque le thrombus, tapi dans l’ombre…
Et l’anévrisme du monsieur, séquelle de l’infarctus qu’il à eu à 35 ans (gloups…) est calcifié, on peut voir le liseré calcaire sur la radio de thorax :
 Ici, sur la coupe 4 cavités, on ne voit pas de thrombus derrière la calcification (on ne voit pas grand chose d’ailleurs!).

                                 
anevrisme apical calcifié from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Cocher, lugubre et bossu, déposez-moi au manoir. Et lâchez ce crucifix! Décrochez-moi ces gousses d’ail, Qui déshonorent mon portail, Et me chercher sans retard, l’ami qui soigne et guérit, la folie qui m’accompagne, Et jamais ne m’a trahi :
Champagne…
Alors on fait péter le champagne. Vous l’avez compris, j’adore le contraste, c’est un peu luxe, mais c’est tellement bon… J’hésite (deux secondes), et puis hop, allez, on a qu’une vie, on ouvre le kit.

                                
thrombus apical, echographie de contraste from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Et voilà le thrombus! Fini la « maison magique » (que ceux qui ont des enfants en maternelle expliquent aux autres)!  Petit, rond, (comme moi), sessile, il apparait en noir, moulé par le contraste, en pleine zone akinétique.
Chat!

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la palme d’or

11 août 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ça ne m’arrive pas souvent, mais là j’appelle l’interne: « Oui, c’est moi, justement on se demandait si ça ne pouvait pas être de l’insuffisance cardiaque ».
Le monsieur est très très fatigué. Quand il expire, ça fait glouglouglouglou. Il parait tellement sec que son dernier verre d’eau doit dater de Vincent Auriol.
Echo: première nouvelle, monsieur est en FA, probablement chronique avec des oreillettes « trois-pièces-cuisine-salle-de-bain ». La fonction systolique VG (comme toujours à cet age) est normale. L’évaluation des pressions de remplissage gauches en FA, pendant une pneumopathie, à 92 ans, c’est « sans filet », j’essaye quand même et (rouge paire et manque), les indices sont normaux. Par chance la PAP est normale aussi.
Gros passage à vide…

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The ‘‘Myth’’ of the False Positive Stress Echo

9 août 2010

Bon, j’avoue, je n’ai pas toujours été fier en rendant mes résultats d’échographie de stress. surtout au début, avant d’utiliser le contraste. Mais là, j’étais sur de mon coup. Cardiopathie ischémique et diabète tous deux anciens, occlusion chronique de la coronaire droite, sténose longue de l’IVA proximale en 2008 dans les suites d’un œdème pulmonaire. 4 stents sur l’IVA en 2008. Pas de contrôle coronarographique depuis.
Nouvel OAP en 2010, au décours d’une baisse des ARA2, avec un peu de troponine, mais pas trop, à moins de 1. Modifications aspécifiques de l’ECG (sous décalage latéral sur tracé d’HVG).
Voilà l’échographie de stress:
(Clic droit et loop si off, pour faire tourner les boucles)
État de base en 2 cavités :


2 cavités, avant dobu from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

2 Cavités : faibles doses :


FAIBLES DOSES-echographie dobutamine from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Et le pic :


pic-echographie de stress from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Malgré la qualité très moyenne des vidéos sur internet, on devine une réponse biphasique (amélioration-dégradation) sur la moitié basale de la paroi inférieure (dans le territoire de la coronaire droite occluse), et une réponse ischémique sur les 2/3 apicaux de la paroi antérieure. On décide donc un nouveau contrôle coronarographique. Et voilà l’IVA en OAG.


Untitled from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Il n’y a pas de resténose, c’est indiscutable. Alors, faux positif de l’échographie de stress? Pas si sur…
Dans le JASE de février, l’équipe de la Mayo Clinic publie cet artcicle : Characteristics and outcomes of patients with abnormal stress echocardiograms and angiographically mild coronary artery disease (<50% stenoses) or normal coronary arteries.
From AM, Kane G, Bruce C, Pellikka PA, Scott C, McCully RB. J Am Soc Echocardiogr. 2010 Feb;23(2):207-14.
En bref, ils ont comparé dans leur database d’échographie de stress, en rétrospectif, le pronostic des « faux positifs » et celui des vrais positifs (avec sténoses coronaires significatives) et ne trouvent pas de différence entre les deux groupes. Bon, l’article est complexe, il y a pas mal de choses étranges (étude rétrospective, pas de groupe témoin, pas de données sur le type de mortalité, cardiovasculaire ou non, pas de coronarographie disponible chez 80% des stress positifs réalisés), mais le texte est assorti d’un éditorial fort intéressant du Dr Labovitz, qui m’est allé au cœur (sans mauvais jeu de mot pour une fois…). Le titre? The ‘‘Myth’’ of the False Positive Stress Echo!
Si il n’y a pas de sténose sur les troncs coronaires épicardiques, mais qu’il y a une ischémie étendue en echographie de stress, le pronostic du patient est peut-être aussi mauvais que celui d’un coronarien « standard ». En clair, une échographie de stress très positive (plus de 5 segments) est de mauvais pronostic, et ce, quelque soit l’anatomie coronaire!
Selon lui, les causes de cette positivité peuvent être :
1-une atteinte de la microcirculation
2-une dysfonction endothéliale
3-une altération de la réserve coronaire.
Chez notre patiente, les branches données par cette IVA sont rares et grêles, et la réserve coronaire, testée au cours de l’écho dobu dans l’IVA distale est franchement altérée puisque la vélocité diastolique du flux passe de 0.5cm/sec à … 0.5 cm/sec, que la FC soit à 80/min (première image), ou 130/min sous dobutamine (deuxième image). La réserve coronaire (Vmax diastolique effort/ Vmax diastolique de repos) est ici à 1 pour une normale au dessus de 2, et plus habituellement aux alentours de 3.

Il reste une possibilité pour expliquer les faux positifs de l’échocardiographie de stress que n’envisage pas le Dr Labovitz, c’est celle de l’examen foireux… Je ne l’envisage pas non plus!
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L’endocardite, ça ose tout…

5 août 2010

Une pneumopathie bilaterale fébrile avec des hémocultures à strepto D bovis qui s’aggrave sous antibiotiques, c’est un peu louche, et nos amis internistes demandent une echographie cardiaque. Le bon Dr Serfaty (toujours le même, master Yoda, en moins vert) trouve une végétation obstructive appendue à la face auriculaire de la grande valve mitrale.

Untitled from fish Nip echocardiographie on Vimeo.

Le gradient OG-VG est à 15 mmHg, la patiente termine l’examen assise en OAP, et termine la journée au bloc opértatoire.

Quand on fait des echographies au bloc, on est souvent confronté à la question bisyllabique préférée du chirurgien cardiaque : « alors? ». Ce qui peut vouloir dire : « alors quelles sont les lésions? » mais aussi « alors c’est plastifiable? » ou encore « alors on met quoi comme prothèse? »
Après les réponses d’usage dans de telles situations (suggestion de présentation : « attends, on voit rien, arrête ton bistouri électrique, me stresse pas putain… ») il faut bien donner une réponse…

L’endocardite présente de nombreuses similitudes avec les dégats des eaux. Au début, on constate une petite fuite. Quelques gouttes. Wait and see (on sait jamais, si ça s’arrête tout seul…). Ca s’aggrave, on appelle le plombier qui siffle et dit « oulalala, ils sont vieux ces tuyaux! ». Il gratte avec une petite spatule, le mur s’effondre et la fuite devient énorme, il change le tuyau qui pète pendant la manoeuvre (ben oui, il est vieux!), et qui tombe sur le carrelage, le carrelage se casse, et tout la salle de bain est à refaire.

Petite OG (pas bon pour la plastie), grosse végétation bien adhérante à la grande valve mitrale, on décide de partir sur une bioprothèse d’emblée et voilà ce que le chirurgien ramène, sans que l’on ne l’ai décelé ni en ETT, ni en ETO :

L’appareil sous valvulaire est completement mité, avec à gauche de la photo des végétations sur la tête du pilier jusqu’à la valve, et à droite la végétation (partie émergée de l’iceberg…)

Refaire la salle de bain, c’est un peu cher mais c’est plus propre…
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Oedème pulmonaire unilatérale, ou pneumopathie sans fièvre?

1 août 2010

Une fois n’est pas coutume, voici un peu de radiologie dans ce blog. Cette patiente, âgée, est suivie de longue date pour une maladie de Barlow. Dyspnée aiguë, image alvéolaire unilatérale droite à la radio de thorax, BNP dans la « zone grise » vers 450, une CRP à 50 : allez hop! Direction lits portes, avec des antibiotiques et un bon grog!

Mais chacun sait qu’on écoute, aux portes (ouah, la blague du siècle! heureusement que vous êtes tous en vacances…), et Madame à un souffle à l’auscultation. Un PDS. (Putain De Souffle). Alors, on redécouvre l’insuffisance mitrale sur prolapsus complexe, avec un jet par prolapsus commissural antérieur, et un prolapsus du feuillet antérieur. En ETO, le reflux systolique est franc dans la veine pulmonaire inférieure droite.

Mais le flux dans les autres veines pulmonaires est normal.

L’œdème pulmonaire unilatérale est majoritairement décrit à droite, sur des insuffisances mitrales directionnelles, dégénératives ou post-rhumatismales.
L’autre grande cause d’OAP unilatérale est l’œdème « a vacuo », après ponction d’un épanchement compressif ou drainage d’un pneumothorax.

S. Mihaelanu m’a dit un jour que pour comprendre les déterminants de la tolérance clinique de l’insuffisance mitrale, il fallait imaginer que l’oreillette gauche prenait une baffe. Ce qui fait mal dans la baffe, ce n’est pas la taille de la main (comprendre le volume de la fuite), mais la vitesse avec laquelle elle arrive (donc son énergie cinétique)!
Ben, l’oreillette gauche, quand elle prend une baffe, elle ne tend pas toujours l’autre joue!

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