E-L-A

mai 18th, 2012

Pour répondre de façon un peu plus détaillée au cas pré­cé­dent, je vous pro­pose la (re?) lec­ture de ce post, qui décrit d’une cer­taine manière un cas cli­nique assez sem­blable.
La dys­fonc­tion VD (onde S DTI basse, inter­ac­tion VD-VG) entraine une varia­tion res­pi­ra­toire des flux de rem­plis­sage du ven­tri­cule gauche, et ce, en l’absence de cause per­icar­dique.
Les pres­sions de rem­plis­sage gauches sont pro­ba­ble­ment éle­vées, avec un flux mitral d’aspect res­tric­tif, et tan­tôt un aspect E-L-A, tan­tôt un simple aspect E et A.

L’onde L, lorsqu’elle est véloce (plus de 20 cm/sec), et qu’elle sur­vient en dehors de bra­dy­car­die sinu­sale impor­tante, tra­duit habi­tuel­le­ment un retard de relaxa­tion du VG, asso­cié à l’élévation des pres­sions de rem­plis­sage gauche sur un flux mitral “pseudo-normal”.
J’avais déjà évo­qué la pos­si­bi­lité de varia­tions dyna­miques de cet aspect E-L-A ici, dans le cadre de la constric­tion per­icar­dique.
Dans ce cas cli­nique, les varia­tions res­pi­ra­toires sont due à la défaillance VD. Lors de l’inspiration, le rem­plis­sage VD aug­mente, mais le volume d’éjection (et donc le rem­plis­sage VG) dimi­nue car la fonc­tion sys­to­lique s’altère (la fuite tri­cus­pide ce majore et son flux devient plus intense et plus tri­an­gu­laire), le flux mitral qui en résulte est “seule­ment” res­tric­tif.
En expi­ra­tion, le VD fait son bou­lot, le VG est rem­pli, les PRG sont hautes et l’aspect tri­pha­sique apparait.

Bref, un pro­fil “E-L-A” rythmé par la res­pi­ra­tion, d’où le mau­vais jeux de mot du titre.
A bien­tôt, avec d’autres cœurs d’artichauts (ou d’artie shaw, pour les jazzmen…)

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PS

mai 9th, 2012

Pour­quoi les fautes d’orthographe ne paraissent évi­dentes que lorsqu’on vient de cli­quer sur “publier”?

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E.L.A’s got rythm

mai 9th, 2012

Une situa­tion cli­nique dans un contexte post-opératoire de rem­pla­ce­ment val­vu­laire aor­tique par bio­pro­thèse, pour un RAC serré :
Il existe des signes conges­tifs, sur­tout d’insuffisance car­diaque droite, et des hypo­ten­sions impor­tantes, par­ti­cu­liè­re­ment lors de pas­sage en fibril­la­tion auri­cu­laire rapide.
Pour­tant, la fonc­tion sys­to­lique VG est “nor­male” (ci des­sous en api­cale des 2 cavi­tés) si on en croit Simp­son (Biplan, pas Omer).

Les autres para­mètres de l’échographie suivent (je vous conseille de cli­quer sur chaque vignette pour l’agrandir, et de por­ter une atten­tion par­ti­cu­lière aux varia­tions (res­pi­ra­toires) du flux mitral. (J’en ai trop dit???). Le TM, réa­lisé en sous cos­tale, illustre l’interrelation VG-VD.

A vous de jouer!

PS : le titre du post est évi­dem­ment une allu­sion (assez floue) à Ella Fit­ze­ge­rald et son “I’ve got rythm”, dont je n’ai pu trou­ver de ver­sion potable après avoir écumé you­tube, dai­ly­mo­tion, et dee­zer (la gra­tuité à cer­taines limites…)

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Strange, tout en couleurs

mai 2nd, 2012

Pour tout un tas de rai­sons somme toute assez peu objec­tives, je pense que ce patient à une endo­car­dite mitrale.
Il y a l’AEG, les lésions val­vu­laires sus­pectes, l’éruption cuta­née bizarre, l’AVC. Hélas, il n’y pas de germe. Selon les cri­tères des frères duke, révi­sés par le géné­ral lee, il s’agit d’une endo­car­dite “pos­sible” (il en est d’ailleurs rare­ment autre­ment avec cette classification).

Petite image de la mitrale en ETO 3D, la com­mis­sure anté­rieure (à droite) est dis­crè­te­ment trouée :

Que vient donc faire cette “masse” vas­cu­la­ri­sée par la coro­naire droite?

Ben, rien.
C’est une fis­tule coro­naire, de décou­verte for­tuite. La fis­tule se com­pose d’une artère “nour­ri­cière”, (ici la mar­gi­nale du bord droit), d’un encor­bel­le­ment de petits vais­seaux, puis d’un site de drai­nage. L’artère nour­ri­cière est en géné­ral de gros calibre, et ne pose pas de dif­fi­culté à être visua­li­sée, c’est même le plus sou­vent cette dila­ta­tion qui conduit au diag­nos­tic de fis­tule. Le pro­blème, sur le plan ico­no­gra­phique, est le site de drai­nage (c’est éga­le­ment un pro­blème pour le trai­te­ment inva­sif, et il semble que le sinus coro­naire soit un site de drai­nage fai­sant cou­rir un risque de com­pli­ca­tions supé­rieure après trai­te­ment).
Com­pa­rons donc les dif­fé­rents exa­mens sur cet exemple précis :

La coro :

L’echo : dif­fi­cile, en sous cos­tale, en déga­geant l’infundibulum pul­mo­naire, dans la paroi anté­rieur du VD, la fis­tule est bien visible, avec son flux à pré­do­mi­nance dias­to­lique, mais son site de drainage…

L’IRM (réa­li­sée pour la sus­pi­cion de myo­car­dite) ne visua­lise pas cette fis­tule qui est, rap­pe­lons le, de petite taille.

Le scan­ner car­diaque quant à lui four­nit de superbes images sur la fis­tule, sa nais­sance, ses rap­ports ana­to­miques avec le VD. Mais pas sur le site de drainage…

C’est donc la coro­na­ro­gra­phie qui sort grande gagnante de ce débat (men­teur! moi, men­teur?!?). Le drai­nage est bien visible sur les der­nières images de la boucle, en flam­mèches, vers le VD. Il s’agit d’une fis­tule coronaro-camerale (entre la coro­naire et la cavité).
A priori, pas grand chose à voir avec l’endocardite, même si, comme le sou­ligne Phi­lippe (pas moi, l’autre!), il existe de rares cas décrits d’endocardite sur des fis­tules coro­naires. Les faux ané­vrismes sep­tiques coro­naires du Dr Whi­te­shark existent éga­le­ment, mais n’ont pas cet aspect angiographique.

Un joli résumé sur la fis­tule coro­naro came­rale ici, et c’est gra­tuit. Pour les plus fai­néants, un extrait :
“Coro­nary fis­tu­lae with the car­diac cham­bers (Came­ral fis­tu­lae) are rare conge­ni­tal vas­cu­lar ano­ma­lies repor­ted to be found in approxi­ma­tely 0.08–0.3% of unse­lec­ted patients under­going diag­nos­tic coro­nary angiography.1,2 Such fis­tu­lae have been des­cri­bed as arterio-luminal, where there is direct and focal com­mu­ni­ca­tion with the car­diac cham­ber concer­ned, or arterio-sinusoidal, as in this case where arte­rial blood com­mu­ni­cates with the car­diac cham­bers via a sinu­soi­dal net­work. An arterio-capillary variant has also been described.3 The vast majo­rity (∼90%) of came­ral fis­tu­lae com­mu­ni­cate with the right-sided cham­bers of the heart and in the remain­der of cases will drain to the left side of the heart or to both.4 Fis­tu­lae usually arise pre­do­mi­nantly from one of the two major coro­nary arte­ries, howe­ver, in a small pro­por­tion of cases (∼5%) com­mu­ni­ca­tions may arise from both coro­nary arteries.5

Cli­ni­cal pre­sen­ta­tion will gene­rally depend on the hae­mo­dy­na­mic signi­fi­cance of the ano­maly and most com­monly coro­nary artery fis­tu­lae are asymp­to­ma­tic and are found incidentally.2 Angi­nal symp­toms may be the pre­sen­ting fea­ture, par­ti­cu­larly in patients with mul­tiple fis­tu­lae, and in those patients with a single fis­tula, exer­tio­nal dys­p­noea is more likely to predominate.6 Indu­cible ischae­mia has been well demons­tra­ted in these patients and is thought to occur as a result of left to left shun­ting cau­sing a coro­nary steal phe­no­me­non and dias­to­lic overload.4 Coro­nary came­ral fis­tu­lae may also cause myo­car­dial infarction,7 conges­tive heart fai­lure, arrhyth­mias, and aneu­rys­mal for­ma­tion and rup­ture of affec­ted ves­sels may also occur.8 Tur­bu­lent blood flow may pre­dis­pose to the deve­lop­ment of infec­tious endo­car­di­tis although this is not well substantiated. ”

Voili, je retourne à l’autre débat, entre l’homme élas­tique et la torche. Ah, Strange, quand tu nous tiens…

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Cas clinique : sortez les tiroirs!

avril 19th, 2012

C’est un homme de 70 ans, ethylo-tabagique, amai­gri avec une perte récente de plus de 10kg, qui est hos­pi­ta­lisé pour une une syn­cope, bru­tale, sui­vie d’un état confu­sion­nel durant quelques jours, et régres­sif par la suite. Les neu­ro­logues diag­nos­tiquent en IRM un AVC semi-récent.
Cli­ni­que­ment, outre l’AEG, il existe un souffle 3/6ième d’insuffisance mitrale (d’ancienneté incon­nue), des signes d’insuffisance car­diaque gauche qui vont rapi­de­ment régres­ser sous trai­te­ment et des lésions nécro­tiques des 2 membres infé­rieures, qui évoquent des lésions de grat­tage, chez qui patient qui dit ne pas se grat­ter!
L’ECG est en fibril­la­tion auri­cu­laire très lente, d’ancienneté incon­nue, et il va appa­raitre secon­dai­re­ment un un déca­lage de ST en late­ral, un miroir infé­rieur, et une élé­va­tion de la tro­po­nine à 3.
Sur la bio­lo­gie, un syn­drome inflam­ma­toire, un pic d’allure mono­clo­nal à l’EPP, avec une immuno-électrophorèse en attente.
Sur la radio de tho­rax, un OAP.
En écho­gra­phie car­diaque, on parle d’un pro­lap­sus de P1, avec rup­ture de cor­dage, dans une OG dila­tée. Le VG n’est pas dilaté, la ciné­tique est excel­lente, et la FEVG nor­male.
Sur la coro, un réseau très cal­ci­fié, éton­nam­ment sans sté­nose ni occlu­sion sur le réseau gauche. Voici la coro­naire droite :

Pas de sté­nose, mais le compte rendu parle d’une “masse vas­cu­laire sur la paroi anté­rieure du VD”!

Pour finir, une IRM car­diaque ne retrouve pas de masse car­diaque, mais un rehaus­se­ment tar­dif antero-septal médio-mural, évo­quant une myocardite!

Qu’en pen­sez vous?

PS : nous par­tons sur le lieu d’habitation pour faire des pré­lè­ve­ments de moquette et une recherche de toxique…

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Un p’tit coup sur l’parbrise?

avril 16th, 2012

C’est un coup de foudre.
Je les regarde sou­vent, ces petites lettres. Elles agacent, elles amusent, elles intriguent… Mais là, c’est le coup de foudre. Jugez plu­tôt vous même :

Evo­lu­tion défa­vo­rable d’une colite à Clos­tri­dium sur anti­bio pour une infec­tion uri­naire à BGN à trois semaines d’une frac­ture tro­chan­te­rienne dia­phy­saire gauche osté­syn­thé­sée chez une patiente de 89 ans dys­pnéïque aux anté­cé­dents de mala­die de l’oreillette gauche appareillée”

Et la cerise on top of the cake : “+ révi­sion pace-maker si possible”

Le style est sublime. L’absence de ponc­tua­tion sug­gère l’idée que l’enchainement de toutes ces com­pli­ca­tions est par­fai­te­ment logique, et que de cette cas­cade découle natu­rel­le­ment une indi­ca­tion d’échographie car­diaque, et de révi­sion de pace-maker, si pos­sible. (Char­lot, qui siphon­nait l’essence  de Jacques Brel dans “l’aventure, c’est l’aventure” ajou­tait : “un p’tit coup sur l’parbrise?”)

Il se trouve qu’alors que son­geais à cette note, cet article d’un (vrai) blog médi­cal m’attendait dans ma “tweet list”. Je vous en cite donc un extrait, qui décrit à la per­fec­tion ce que cette demande m’inspire, et que je n’aurais jamais pu écrire avec tant de précision :

La méde­cine du quo­ti­dien est ainsi deve­nue un ate­lier de méca­nique où l’on fait une vidange, un réglage de car­bu­ra­tion et un chan­ge­ment de pla­quettes, sans se pré­oc­cu­per de l’électronique de com­mande, extra­or­di­nai­re­ment com­plexe sur les modèles contem­po­rains. Tout au plus établit-on un modèle psy­cho­lo­gique du conduc­teur, et s’il est un peu ner­veux au volant nous allons lui trou­ver de quoi se cal­mer ! Les pro­ces­sus sous-conscients du psy­chisme, qui relient le com­por­te­ment aux sen­sa­tions cor­po­relles et à leurs mala­dies, sont terra inco­gnita… où l’on entend toutes sortes de pro­phètes, car il n’existe plus tant de terres incon­nues pour atti­rer inven­teurs et aventuriers.”

Oua­woua­wouaw… C’est trop ça, mec.

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au delà de cette limite, votre ticket n’est plus valable, sauf si…

avril 10th, 2012

C’est pas moi qui le dit, c’est PMSI : le sérum salé “agité” est uti­lisé durant DZQJ010, “l’échographie-doppler trans­tho­ra­cique et échographie-doppler par voie œso­pha­gienne du cœur et des vais­seaux intra­tho­ra­ciques, avec injec­tion intra­vei­neuse de pro­duit de contraste ultra­so­nore ne fran­chis­sant pas le poumon”.

Mais, il faut bien recon­naitre que cette fois, bubulle a déso­béit à PMSI.
Elle revient mas­si­ve­ment par les deux veines pul­mo­naires visibles sur cette coupe 4 cav, l’une supé­rieure droite (en bas en gauche), et l’autre à gauche au des­sus de l’auricule (dif­fi­cile de savoir si c’est l’inférieure ou la supé­rieure d’ailleurs).

Il y a donc bien, comme vous l’avez vite deviné, un shunt vrai entre les artères et les veines pulmonaires.

Pour dif­fé­ren­cier un shunt intra-cardiaque d’un shunt intra-pulmonaire, il est recom­mandé de savoir comp­ter jusqu’à trois. Si les bulles enva­hissent l’OG pré­co­ce­ment, c’est en faveur d’un shunt intra-cardiaque, si c’est après trois bat­te­ments, c’est plu­tôt un shunt intra-pulmonaire. (C’est pour cette sim­pli­cité biblique que j’aime l’écho…). Je vous repasse le film ini­tial, pas de shunt immé­diat (vous avez compté jusqu’à trois?)

Dans la lit­té­ra­ture, l’immense majo­rité des cas rap­por­tés concerne les syn­dromes hépato-pulmonaires de la cir­rhose. Les autres causes peuvent être tumo­rales, trau­ma­tiques, ou des fis­tule ana­to­miques vraies, (par exemple dans le cadre du Rendu Osler que citais notre requin blanc des plaines des bouches du Rhône). Chez notre patient, aucune de ces causes, en dehors d’un emphy­sème impor­tant, avec une quai des­truc­tion des deux bases pulmonaires.

Si quelqu’un à une réfé­rence biblio, ou une expé­rience simi­laire, je suis preneur.

J’en pro­fite pour vous saluer, comme bubulle, je m’en vais fran­chir l’alvéole confor­table de de l’hosto quelques jours pour des veines loin­taines!
A bientôt!

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avril 4th, 2012

Dis­crè­te­ment noyé en ce moment, je jette ce cas cli­nique comme une bou­teille à la mer (notez la méta­phore aqua­tique…)
C’est un patient de 70 ans, qui erre entre les pneu­mo­logues qui l’accuse d’insuffisance car­diaque, les car­dio­logues qui le taxe d’insuffisance res­pi­ra­toire, et les réani­ma­teurs (qui traitent tout en même temps, parce qu’il n’y a que ça qui marche). Il faut dire que les pou­mons sont mités de bulles d’emphysème, l’IVA est occluse, l’AOMI sévère, bref, tout un poème.

C’est jus­te­ment en réani­ma­tion que mes col­lègues, une nou­velle fois per­plexes devant une hypoxie pro­fonde, me demande de véri­fier l’absence de réou­ver­ture du for­ma­men ovale, sur une HTAP.

La fonc­tion VG est nor­male, les pres­sions de rem­plis­sage VG semblent basses (EAp…), l’OG n’est pas dila­tée. La PAPs n’est pas très éle­vée, vers 55 mmHg.

L’injection de serum salé agité laisse le sep­tum inter-auriculaire de marbre dans un pre­mier temps :

Mais, quelques sys­toles plus tard, revoilà mes bubulles dans l’oreillette gauche!

Saura tu retrou­ver le che­min par­couru par bubulle, et expli­quer pourquoi?

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Madame Irma

mars 27th, 2012

appa­ri­tion bru­tale puis regres­sion d’une HLH droite puis d’un défi­cit sensitivo-moteur du mb sup droit et alexie. Madame Zeih­mer Yaël ne sait plus pour­quoi elle prend du Kar­de­gic. Cause visible à l’ETT?”

Recette pour savoir pour­quoi Me Zeih­mer prend du kar­dé­gic, à l’usage des neurologues :

Prendre la der­nière ordon­nance en cours,
La trem­per ENTIÈREMENT dans le marc du café du staff, celui qui boue depuis 7h à l’office, et qui est encore meilleur quand il est froid…
La lais­ser sécher sur un néga­to­scope (bonne chance pour trou­ver un négato qui marche encore!)
Avec de la pâte à EEG qui colle les che­veux, affi­cher le par­che­min sur une plaque de verre,
Puis pas­sez la suc­ces­si­ve­ment ET DANS L’ORDRE : dans le scan­ner, dans l’IRM, re le scan­ner, puis trois fois l’IRM avec du flair, de la dif­fu­sion et du T2 étoile.
Bien sécher, sau­pou­drer de holter-ECG, d’un dop­pler TSA et d’une écho­gra­phie cardiaque.

Si l’indication du kar­de­gic n’apparait pas, arrê­ter le Kardégic.

Puis repres­cri­vez le, parce que, quand même, ça res­semble pas mal à un AIT son truc, à M Zeihmer!

PS : Merci Yara ;-)

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Echocardiocoronarographie 2

mars 20th, 2012

C’est un infarc­tus anté­rieur vu tar­di­ve­ment, en insuf­fi­sance car­diaque, avec plein de tropo (ma non troppo!) et du SCA ST+ avec des anti-aggrégants par mil­liers. Quand c’est trop tard pour la coro­na­ro­gra­phie en urgence, quand c’est plus l’heure de la throm­bo­lyse, y a plus qu’à faire l’echo.
Incon­tes­ta­ble­ment, il existe une dys­fonc­tion VG :

Le gros de la nécrose à l’air septo-apicale, la paroi y est plus mince, mais le reste n’est pas vrai­ment flam­bard…
Je me met donc en quête d’un signal Dop­pler dans l’IVA, que je ne trou­ve­rai jamais.
En revanche, il existe une coro­naire d’en bas, dans une coupe api­cale en béquant vers la paroi dia­phrag­ma­tique du coeur, visible sur une por­tion assez inha­bi­tuelle, (en dehors d’utilisation de pro­duit de contraste ultrasonore) :

Avec du Dop­pler pulsé, il s’agit bien d’un flux coro­naire, de rela­tive basse vélo­cité, et à nette pré­do­mi­nance diastolique :

La coro­no­gra­phie, réa­li­sée après un petit tour d’essoreuse, va révé­ler une sté­nose suboc­clu­sive de l’IVA moyenne. La coro­naire droite est un peu par­ti­cu­lière (je me le suis fait confir­mer par un pro­fes­sion­nel du boyau), car elle pré­sente un divi­sion haute, dans son seg­ment deux, en une IVP visible à droite de l’écran (et sté­no­sée à son ori­gine), et une belle retro-VG, qui est notre artère vue en écho :

A ce stade du post, comme la fois pré­cé­dente, vous êtes en droit de vous deman­der où je peux bien vou­loir en venir, avec ma belle coro­naire qui ne sert à rien, puisqu’enfin bon, c’est la seule qui n’est pas cabos­sée?
Je com­prend.
Mais je trou­vais ça mignon, cette drôle de rétro VG, qui nais­sait bizar­re­ment, et qui venait dire bonjour!

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